Le Foyer Cinacien   Le Foyer Cinacien
Le Foyer Cinacien scrl
 

Les grandes étapes du Foyer Cinacien.

- La création.

- De 1926 à l'immédiat après guerre.

- De 1954 à 1967.

- De 1968 à 1988.

- De 1988 à ce jour.

Livret de sociétaire

Lorsqu'en 1926, Ciney décida de se doter d'une société d'habitations sociales qu'elle dénoma LE FOYER CINACIEN, la plupart des autres viles d'importance analogue de la province de Namur l'avaient quelques années auparavant précédée dans cette voie.

Statuts

Tout porte à croire que c'est à l'initiative des chefs d'entreprise du quartier de la gare, Forges de Ciney et Compagnie des conduites d'eau (Dite "Grande fonderie") que cette création fut menée à bien.

   Publication

Cela ressort, de la structure du capital souscrit détaillée dans l'acte de constitution, le dit capital y étant réparti à raison de 58% pour les entreprises et particuliers et de 42% seulement pour les pouvoirs publics.

Moniteur belge

L'ingénieur Charles BALTHASAR venait d'accéder à la direction générale de la S.A. Les Forges de Ciney, elle même, émanation d'un groupe d'artisans locauxqui, précédement, exerçaient leur métier individuellement.

Comme bien d'autres, il souhaitait mettre à disposition des travailleurs de l'entreprise des logements convenables, à loyer modéré, et situés à proximité des ateliers. De cette manière il put fidéliser au mieux la main d'oeuvre indispensable pour réussir l'orientation nouvelle qu'il entendait donner à l'entreprise.

Charles BALTHASAR a été pendant plus de quarante ans, depuis la constitution de la société jusqu'en avril 1967, l'Administrateur Gérant de la Société. La voirie qui fut créée pour desservir ses premières réalisations porte son nom.

Le Foyer Cinacien compte aujourd'hui 289 logements répartis en plusieurs quartiers, 224 maisons unifamiliales et 65 appartements.

L'examen attentif de l'histoire de la société permet de la diviser en quatre périodes.

 

Epoque marquée par la mise en route de la société, les premières réalisations, les difficultés inhérentes à la guerre puis la relance à la fin du conflit.

Les bourgmestres successifs de la ville de Ciney, Messieurs Albert SCHLÖGEL, Oscar de GIVES, Edouard BODART et Martin MORIMONT assumèrent la présidence de la société pendant cette période. Tandis que la gestion journalière était assurée par Monsieur Yvan HENIN, zélé et quasi bénévolde secrétaire comptable.

Pour ce qui est des premières années, les archives de la société ne sont guère explicites sur ses activités.

C'est aux environs de 1929, que furent construites, en deux étapes, les premières maisons familiales de la rue Charles BALTHAZAR. Elles furent très rapidement occupées, majoritairement par des travailleurs tant des Forges que del a Grande Fonderie. Nombreux furent ceux qui, au fil des années, en firent l'acquisition. Actuellement, sept de ces maisons restent propriété de la société. Suite à un incendie, une dut être reconstruite en 1996.

Durant la deuxième guerre mondiale, la société eut à faire face à de nombreux problèmes procédant de l'état de guerre, notamment en matière de perception des loyers, d'entretien des immeubles et de reconstruction d'un bâtiment détruit aux deux tiers lors d'un bombardement aérien.

 

Cette période, fut marquée par une activité très soutenue. Elle se déroula sous les présidences successives de Messieurs les Bourgmestres Martin MORIMONT et Joseph LAMBERT, la gestion relevant toujours du dévoué Monsieur Yvan HENIN s'appuyant sur les directives attentives de l'administrateur Gérant, Monsieur Charles BALTHASAR.

Après avoir fait l'acquisition d'un vaste terrain situé dans le prolongement de la nouvelle rue Charles BALTHASAR et reliant celle ci au chemin de Rebonmoulin, la Société, au travers de deux chantiers successifs, y fit construire 61 maisons unifamiliales. Les premières furent occupées en 1958 et, assez rapidement, de nombreuses d'entre elles furent achetées par leur occupant. Dénommé "Cité Charles Balthasar" le nouveau quartier fut solenellement inauguré en présence de Monsieur le Ministre Edmond LEBURTON.

Dés 1960 furent entreprises les premières démarches en vue de l'achat à différents propriétaires des terrains qui, réunis, devaient permettre la construction de la première partie de la cité Saint Roch.

L'achat effectif intervint en 1962. La même année, débutèrent les négociations avec les Pères Capucins, celles-ci devaient aboutir à l'acqusition du terrain indispensable pour réaliser la seconde partie de la même cité Saint Roch.

Le premier chantier, appelè Saint ROCH I, vit la construction de 81 maisons unifamiliales, dont 29 sur base de promesse d'acquisition. Parmi celles réservées à la location, nombreuses furent celles spécifiquement conçues pour les besoins de familles nombreuses.

Les travaux s'étalèrent de juin 1963 à septembre 1966, et firent l'objet de la pose d'une pierre commémorative en présence de Messieurs les Ministres BOHY et CUSTERS.

Première pierre    Première pierre

Quant au second chantier, appelé bien sûr Saint ROCH II, il concerna la construction de 30 logements, dont 21 nouvelles maisons unifamiliales et 9 pavillons spécialement conçus pour les besoins de personnes âgées. Adjugés en mars 1966, les travaux furent terminés en mai 1968.

 

Est une époque marquée en son début, par le maintien d'une activité très soutenue. Sa fin, au contraire, connut les premiers effet des problèmes de régionalisation et notamment le moratoire du logemen: plus ou peu de logements ne furent construits.

Elle s'est déroulée sous la présidence de Monsieur Albert LOTTIN, l'administrateur Gérant, Monsieur Louis VIROUX, assurant la gestion journalière.

A leur initiative, le chantier de Saint Roch II à peine terminé, la Société fit l'acqusition d'abord de deux terrains contiques de la commune de EMPTINNR, ensuite d'un terrain de trois hectares sité à CINEY, au lien dit Rebompré.

Réalisées avant la fusion des communes, les premières constructions de EMPTINNE, au nombre de 28, furent occupées fin 1971. L'ensemble fut achevé en 1978 par la construction de 36 nouvelles maisons unifamiliales occupées fin 1980.

Le quartier de Rebompré quant à lui, dut faire l'objet d'un double appel à la concurrence, non pas en raison d'un problème d'étalemen,t des crédits dans le temps, mais bien parce que s'est posé un épineux problème en matière d'obtention de permis de bâtir.

A l'origine, le projet visait un ensemble comportant à la fois un immeuble colectif de 45 appartements et 48 maisons unifamiliales en deux variantes architecturales.

Compte tenu des difficultés rencontrées au plan de l'obtention du permis de bâtir pour l'immeuble collectif, décision fut très rapidement prise de scinder le projet initial pour permettre la construction immédiate des 48 maisons prévues.

Ces dernières furent implantées de façon innovante et conçues de manière diversifiée en vue de donner un aspect bien aéré au nouveau quartier.

Commencés en 1977, les travaux furent terminés en 1979, les 48 nouveaux logements étant tous aussitôt occupés.

Quant à la partie "Immeuble collectif" du projet, elle ne fut pas abandonnée pour autant. Elle ne put toutefois aboutir qu'au terme d'un véritable parcours du combattant qui vit la demande de permis de bâtir la concerant transiter successivement par l'administration de l'Urbanisme, le Collège échevinal de Ciney, la députation permanente de Namur, le Ministre de la Région Wallone et le Conseil d'Etat.

Finalement, la position défendu par notre Société l'emporta et, dès le début de 1980, la construction de l'immeuble put être rapidement menée à bonne fin sur base du dossir initialement déposé.

Les 45 appartements qu'il comportait furent à leur tour rapidement occupés et, quelques mois après, le Société se défendit à nouveau avec succès d'une ultime action en dommages et intérêts initiée contre elle en raison de cette construction.

Puis survint la période préparatoire à la régionalisation de nos institutions, particulièrement celle du logement social. Fortement obérée au début par le problème dit "des charges du passé", elle fut principalement marquée par la promulgation du décret du 25 octobre 1984 instituant la Société Régionale Wallone du Logement.

 

Cette dernière étape connut un considérable ralentissement, quasi un arrêt, pour ce qui est de la construction de nouveaux logements. Cela essentiellement, en raison des restrictions droconiennes en matière de crédits de financement.

L'essentiel de lactivité fut donc consacré à des travaux d'entretien parfois assez conséquents,      tels que : le renouvellement des menuiseries extérieures, les travaux de rénovation lourde des anciens immeubles de la rue Charlzes BALTHASAR restant propriété de la Société, le renforcement des installations électriques, le remplacement des sanitaires, la reconstruction des cheminées.

En 1998, les 28 premières constructions de la cité Vivaise I à EMPTINNE furent l'objet d'une rénovation lourde. Le parement en briques futr entièrement renouvelé. Les menuiseries extérieurs en bois furzent remplacées par du PVC et du double vitrage.

Et bien d'autres rénovations tant extérieures qu'intérieures, apportant un confort toujours accru aux occupants.

Par la suite, l'acquisition de l'immeuble BOHET a permis, outre la construction d'un siège social et administratif indispensable, celle de 8 nouveaux logements accessibles par la rue des Stations.

Tout récement enfin, l'achat d'immeuble dans les communes affiliées depuis peu a permis la réalisation de 13 nouveaux logements, soit 5 à HAVELANGE et 7 à SOMME-LEUZE.

Mais, l'essentiel de cette période se caractérise par de multiples mutations en divers matères.

Notamment, au plan du système de financement des activités. En effe, la substitution de la technique basée sur les crédits d'emprunt par celle des crédits budgétaires a modifié leqs modalités de remboursement. Ces derniers étant assortis de conditions spécifiques étroitement liées à la situation financière de la société. Ce système est loin de nous avantager, car, gérée avec parcimonie notre société présente une situation financière florissante.

Mais aussi, en matière de conception générale de lactivité d'une société d'habitaions sociales du secteur locatif. Toute construction de nouvelle cité étant désormais proscrite, l'élargissement de son patrimoine doit être assuré par l'acquisition d'immeubles existants et/ou à réhabiliter.

En ce qui concerne plus particulièrement le Foyer Cinacien, ces dix dernières années connurent également de nombreux changments structurels. A commencer par l'informatisation de la société, étape obligée pour son évolution dans le temps. L'adoption d'une gestion journamière très structurée impliquant des créations d'emploi. L'adhésion des Communes de Havelange et Somme-Leuze, permettant l'agrandissement de sa sphère d'influence.

Et enfin, le 28 septembre 2000, la fusion absorption par notre Société de la Société Régionale des Logements de la Province de Namur permettant ainsi une augmentation de patrimoine de 25 maisons unifamiliales, celles-ci situées sur la Commune de Havelange.

On peut ainsi observer qu'en un peu plus de 10 années, ces profonds changements ont justifié la tenue de 5 assemblées générales extraordinaires impliquant des modifications statutaires.

La dernière, le 22 mars 2001, a consacré la mise en conformité des statuts avec la dispositions du tout récent Code Wallon du Logement.

Ces importantes mutations se sont déroulées sous la présidences successives de Monsieur Justin GREGOIRE (1987-1996) et de Monsieur Guy MILCAMPS ( depuis 1996), tandis que la responsabilité de la gestion était le fait de Monsieur Louis VIROUX, administrateur Gérant (1988-1995) puis de Madame Marie-Christine BARME, Directrice Gérante (depuis 1996).